Suivez la vie des demeures rurales : le vin dans la cave, les revenus des terres, les chapelles près des cours et les familles dont les activités s’étendaient jusqu’au bourg.
Ouvrez la notice d’une demeure pour lire son histoire, la situer sur la carte et retrouver les documents qui l’éclairent.
Associations historiques, pas un registre des propriétaires actuels ni une preuve de descendance de ces familles.
15 / 15 maisons dans ce guide
01
Pazo de Cervela
San Salvador de Pazos de Arenteiro
Boborás
Village de l’époque moderne
Association familiale publiée
Les ruelles d’Arenteiro conduisent à un grand portail qui ouvre, par un large passage, sur la cour des Cervela. Murs de granit, blason sculpté et ornements des toitures mettent en scène l’arrivée et affirment le rang de la demeure. Boborás l’associe aux Cervela et les relie à Casa de Arriba, dans le même village. Les deux bâtiments appartiennent à l’histoire du commerce du vin du bourg ; le portail ne permet pas, à lui seul, d’identifier tous les propriétaires ni leur succession.
Reconstituer la succession entre cette maison et Casa de Arriba à partir d’héritiers identifiés plutôt que de blasons semblables.
02
Casa de Arriba
San Salvador de Pazos de Arenteiro
Boborás
Village de l’époque moderne
Association familiale publiée
Casa de Arriba épouse la pente : son corps rectangulaire en granit présente plusieurs hauteurs, un balcon sur consoles moulurées et de grandes cheminées au-dessus d’une toiture à quatre pans. Boborás l’associe aux Cervela, également liés à une autre maison du village. La description municipale signale une division ultérieure en deux parties, l’une aménagée et l’autre en restauration. Son histoire comprend donc l’évolution de l’habitat autant que l’ancienne affirmation des armes familiales sur la façade.
Identifier les propriétaires par les actes, testaments et registres paroissiaux ; le toponyme seul ne prouve pas un lignage.
03
Pazo dos Feixóo
San Salvador de Pazos de Arenteiro
Boborás
Construction commencée en 1553
Association familiale publiée
Boborás date le début de la maison Feixóo de 1553, puis signale des agrandissements et des reconstructions. La demeure conserve ces étapes dans sa galerie en angle sur arcs en plein cintre, son portail à trois pierres armoriées et sa cour entourée de terres. Un bâtiment voisin reconstruit abritait autrefois la cave. Celle-ci rappelle que la maison appartenait au paysage viticole d’Arenteiro : habitation, stockage et terres formaient une même économie domestique, même si la succession des propriétaires identifiés reste incomplète.
Relier la maison à des propriétaires Feixóo identifiés et distinguer cette branche des autres familles Feijóo d’Ourense.
04
Pazo da Encomenda
San Salvador de Pazos de Arenteiro
Boborás
Village de l’époque moderne
Institution et liens ultérieurs
La résidence voisine de San Salvador était le centre administratif d’un patrimoine dépassant largement Arenteiro. Carlos Andrés González-Paz décrit son ancien palais conventuel et une tour à deux étages supérieurs. Les biens du Saint-Sépulcre passèrent à Saint-Jean de Jérusalem au terme d’un processus achevé localement en 1542 ; les emblèmes de Malte appartiennent à cette histoire hospitalière. Boborás relève l’usage du bâtiment conservé comme presbytère et sa transformation en hébergement. Le portail de l’église et la galerie rappellent un lieu où se rejoignaient culte, habitation et administration des terres et des rentes.
Suivre les baux et inventaires de la commanderie pour identifier locataires, rentes et foyers cultivant ses terres.
05
Pazo de Currelo
San Martiño de Cameixa · O Currelo
Boborás
Datation à établir
Famille à établir
Attribution non résolue
Currelo appartient à Cameixa, en dehors de l’ensemble du village d’Arenteiro. Boborás et l’inventaire régional d’urbanisme situent le pazo à O Currelo. La description municipale présente une demeure rectangulaire remaniée dans une cour aux murs élevés, une chapelle face à la maison, deux greniers surélevés et un pigeonnier circulaire. Ces constructions réunissent les usages domestiques, religieux et agricoles du domaine. La succession familiale reste à établir, mais le site se distingue désormais de la localisation trompeuse à Arenteiro du répertoire touristique.
Identifier les propriétaires par les actes, testaments et registres paroissiaux ; le toponyme seul ne prouve pas un lignage.
06
Casa de Penedo
San Salvador de Pazos de Arenteiro
Boborás
Village de l’époque moderne
Famille à établir
Attribution non résolue
Casa de Penedo conserve sa mémoire sans blason familial. Boborás et Turismo de Galicia la décrivent comme l’ancienne résidence d’un inquisiteur de Santiago et rapportent que la balustrade provient d’Oseira, après la confiscation des biens monastiques sous Mendizábal. Le fer réemployé relie une maison villageoise à la dispersion du patrimoine d’un monastère au XIXe siècle. Ce sont des traditions locales publiées : aucun inquisiteur ni acte de transfert n’y est identifié. Elles ne font pas de la maison un tribunal ou une prison attestés.
Identifier l’inquisiteur et dater son occupation ; une fonction n’est ni un patronyme ni une preuve de propriété.
07
Pazo dos Tizón · Moldes
San Mamede de Moldes
Boborás
XVIIIe siècle · catalogue d’urbanisme
Association familiale publiée
Le catalogue d’urbanisme de Moldes décrit une résidence du XVIIIe siècle à l’extrémité d’un vaste domaine rectangulaire principalement consacré au vin. Le bâtiment en granit, en L et à deux niveaux, comporte des galeries sur plusieurs façades et un blason au sud. Lors de la rédaction de la fiche, des vignes restaient liées à la maison et une cave moderne occupait le côté nord. C’est un exemple particulièrement clair de pazo productif : habitation, terres plantées et cave partagent une enceinte. Ce site de Moldes est documenté, contrairement aux mentions imprécises d’une maison Tizón à Arenteiro.
Vérifier si les références à Arenteiro et Moldes concernent des propriétés distinctes. Tizón désigne ici une association, sans succession reconstituée.
08
Pazo da Cavadiña
Santa María de Astariz
Castrelo de Miño
Antonio Araújo · propriétaire en 1816
Propriétaire attesté à une date précise
À Astariz, Cavadiña fournit un repère assuré du XIXe siècle parmi les demeures rurales de Castrelo : la commune identifie Antonio Araújo comme propriétaire en 1816. La date concerne la possession du domaine, pas la construction de tous ses murs. Aux côtés des grandes maisons, églises et passages fluviaux de la vallée du Miño, elle ouvre un chapitre plus tardif de l’habitat et de la propriété foncière. Un inventaire ou un acte permettrait de décrire ses vignes, preneurs et succession ; le seul nom d’Antonio ne le relie pas à Sande au Moyen Âge.
Retrouver l’acte ou l’inventaire successoral d’Antonio et identifier la branche Araújo propriétaire.
09
Casa do Casar
San Salvador de Vide de Miño
Castrelo de Miño
Demeure familiale de l’époque moderne
Association familiale publiée
Casa do Casar, également appelée Casa do Marqués, situe les Armada à Vide plutôt que dans leur domaine ultérieur de Santa Cruz, dans la vallée de l’Ulla. Nalgures identifie Juan de Armada comme seigneur de cette maison et membre du conseil d’Ourense. Antonio Presedo Garazo étudie l’achat de son office municipal en 1639 et les charges ultérieures de son fils Pedro Manuel, admis dans l’ordre de Santiago en 1668. La demeure rurale se reliait ainsi au gouvernement urbain par la propriété, les offices et le mariage. Les divergences sur le nom maternel et la date du baptême sont conservées dans les notes de recherche.
Nalgures nomme Juan de Armada, seigneur de Casa do Casar et échevin d’Ourense, et Isabel de Mendoza de Gargalo comme parents de Pedro Manuel de Armada y Taboada. Il date leur mariage du 1er octobre 1629 à Santa María de Monterrei. L’admission dans l’ordre de Santiago en 1668 concerne Pedro Manuel, leur fils.
La généalogie de Vide utilisée dans les archives familiales nomme l’épouse de Juan Isabel Salgado Taboada et date le baptême de Pedro Manuel du 23 décembre 1645 ; Nalgures donne Isabel de Mendoza et le 23 janvier 1645. Les deux versions attendent une comparaison avec les actes originaux.
Confronter la généalogie Armada publiée aux registres de Vide et aux actes fonciers avant de proposer une succession complète.
10
Pazo da Torre · Vide
San Salvador de Vide de Miño
Castrelo de Miño
Datation à établir
Famille à établir
Attribution non résolue
Ce Pazo da Torre de Vide est une résidence distincte de Casa do Casar. Castrelo relève une chapelle et un blason, réunissant dévotion domestique et affirmation publique de l’identité familiale. Un relevé architectural de 2020 décrit une maison en granit à deux niveaux, une entrée vers la cour intérieure et une galerie couverte, et propose le XVIIIe siècle. Ces éléments donnent au lieu une échelle domestique malgré son nom de tour ; ni la liste municipale ni le relevé ne fournissent une succession vérifiée des propriétaires.
Identifier les propriétaires par les actes, testaments et registres paroissiaux ; le toponyme seul ne prouve pas un lignage.
11
Casa da Capela · Barral
Nosa Señora das Neves de Barral
Castrelo de Miño
Datation à établir
Famille à établir
Attribution non résolue
Casa da Capela de Barral figure dans l’histoire de Castrelo et le répertoire patrimonial régional. Le relevé architectural de 2020 décrit une demeure en granit en L, avec deux cours, des galeries, deux blasons et de grandes cheminées. Il interprète une petite annexe de la cour comme une ancienne chapelle et date la maison de 1718. L’organisation réunit pièces d’habitation, espace extérieur clos et culte domestique. Cette datation publiée est un repère architectural utile ; l’acte de fondation et l’identité des bâtisseurs restent à retrouver.
Identifier les propriétaires par les actes, testaments et registres paroissiaux ; le toponyme seul ne prouve pas un lignage.
12
Casa Grande de Pazo
Santa María de Castrelo de Miño
Castrelo de Miño
Datation à établir
Famille à établir
Attribution non résolue
L’histoire municipale situe Casa Grande de Pazo à Santa María, parmi les grandes demeures dispersées dans les paroisses du Miño. Elle élargit le récit au-delà des maisons Armada et Araújo : des bâtiments importants subsistent aussi sans histoire familiale établie. Pour cette demeure, la notice municipale donne un nom et une localité, sans date de construction, inventaire ni propriétaire. La carte signale une maison locale recensée ; ses pièces, dépendances agricoles et changements d’occupation demandent une documentation plus précise.
Identifier les propriétaires par les actes, testaments et registres paroissiaux ; le toponyme seul ne prouve pas un lignage.
13
Casa de Souto
Santo Estevo de Ponte Castrelo
Castrelo de Miño
Datation à établir
Famille à établir
Attribution non résolue
À Souto, Santo Estevo, le portail situe la maison dans la description municipale de Castrelo, sans propriétaire identifié. Le relevé architectural de 2020 décrit une demeure en pierre avec des ajouts, un escalier extérieur vers la galerie, une cour intérieure et une chapelle voisine. Il distingue un grand blason au-dessus de l’entrée de la cour d’un plus petit sur la façade. L’approche mène ainsi de l’affirmation héraldique publique aux espaces plus privés de l’habitation et du culte. Aucun blason n’est ici relié avec certitude à une succession familiale datée.
Identifier les propriétaires par les actes, testaments et registres paroissiaux ; le toponyme seul ne prouve pas un lignage.
14
Pazo de Banga
Santa Baia de Banga
O Carballiño
Lien littéraire au XIXe siècle
Association familiale publiée
Banga appartenait aux Quiroga et fit partie de l’expérience d’Emilia Pardo Bazán dans la Galice intérieure après son mariage. O Carballiño relie ses séjours à El cisne de Vilamorta, publié en 1885, et évoque le domaine comme un balcon sur le Ribeiro. Ce lien rattache une demeure rurale à un paysage littéraire de vignes, de routes et de petites villes. Le roman gagne à être lu au regard du lieu réel : personnages et décors transforment l’expérience, sans constituer un inventaire domestique ni un portrait littéral de chaque habitant.
Suivre la succession Quiroga dans les archives du domaine ; un domaine romanesque n’est pas un inventaire historique littéral.
15
Pazo Casanova
Santa Cruz de Arrabaldo
Ourense
XVIIIe siècle
Association héraldique
À Santa Cruz de Arrabaldo, le pazo du XVIIIe siècle se dresse dans un domaine viticole clos de murs, sur la rive droite du Miño. L’histoire du domaine l’associe aux Somoza et Villamarín, dont les armes furent décrites indépendamment sur la façade en 2002. Un itinéraire viticole de la Xunta relève la cave ultérieure et les vignes près de l’ancienne maison : demeure historique et exploitation moderne constituent des usages liés d’un même domaine. Arrabaldo appartient à la commune d’Ourense, hors de la comarca administrative du Ribeiro, mais dans son paysage viticole élargi.
Dater l’héraldique et suivre les actes des propriétaires ultérieurs ; les armes ne désignent pas le propriétaire actuel.
02 · O Ribeiro
Arenteiro : un village de demeures et de caves
Arenteiro se développa autour d’institutions et de foyers dont les biens s’étendaient au-delà du village. Boborás relève une donation de 1158 sous le nom Palacios de Argentario. L’ordre du Saint-Sépulcre administrait San Salvador avant le transfert de ses biens galiciens à Saint-Jean de Jérusalem en 1542. Carlos Andrés González-Paz décrit un ancien palais de la commanderie à deux étages supérieurs et tour : une résidence qui servait aussi de centre administratif pour des terres et des droits dispersés.
Le vin donnait leur valeur à ces terres. Selon Boborás, la maison Feixóo fut commencée en 1553 ; sa galerie ultérieure, sa cour et son ancienne cave révèlent une demeure agrandie au fil du temps. Les portails et balcons voisins reliaient les grandes maisons aux rues étroites. Leur forme actuelle résulte de décisions domestiques successives, plutôt que d’une campagne de construction commune à tous les pazos. L’ensemble historique bénéficia d’une protection légale en 1973.
Une liste officielle de mise en vente du 14 juin 1848 éclaire le travail du domaine. Pour la commanderie d’Arenteiro, elle énumère deux vignes, un petit terrain boisé et la huerta del Pazo. Leurs rentes annuelles étaient respectivement de 13, 12, 2 et 9 réaux. Ces modestes parcelles aident à comprendre la demeure administrative : ses revenus reposaient sur des terres cultivées et des locataires, autant que sur de grands murs. L’annonce recense des biens proposés à la vente ; elle ne prouve pas l’achèvement de chaque vente et ne situe pas chaque parcelle dans le domaine actuel.
Le plan d’une maison garde une part de son travail quotidien. À Currelo, dans la paroisse de Cameixa, une chapelle fait face à la demeure de l’autre côté d’une cour close ; deux greniers à grains et un pigeonnier circulaire appartiennent au même ensemble. À Moldes, le catalogue d’urbanisme décrit le pazo des Tizón avec ses galeries, ses dépendances agricoles et la vigne comme culture principale. Habitation, culte, stockage et production s’y rencontraient. Un blason affirme le rang d’une famille ; la cave et le grenier aident à comprendre les ressources de la maison.
Les habitants portaient aussi les affaires de la demeure au-delà de ses murs. Juan de Armada, de Casa do Casar à Vide, acheta un office au conseil d’Ourense en 1639, reliant une résidence paroissiale au gouvernement urbain. Banga entra dans une autre vie publique par les séjours d’Emilia Pardo Bazán et le paysage qu’elle transforma dans El cisne de Vilamorta. Chaque histoire part d’un lieu et d’un événement précis, puis suit les relations qui donnèrent à la demeure son importance.
Une casa solar est une demeure familiale ; pazo désigne un manoir. Château ou tour peuvent être sièges d’une juridiction. Ces termes n’identifient pas un propriétaire à une date donnée. Chaque notice distingue propriétaire attesté à une date précise, association publiée, héraldique, institution ou attribution non résolue.
Plusieurs maisons d’Arenteiro partagent un repère du village. Les points approximatifs viennent de l’ancien atlas ou d’un relevé local sans identifier de parcelle. Les coordonnées publiées ne constituent pas un relevé cadastral.
D’une maison à une famille documentée
Commencez par une personne identifiée et une date. Confrontez registres paroissiaux, actes, testaments, inventaires et baux. Un patronyme commun est une piste, pas une généalogie achevée. Ce catalogue couvre le cœur du Ribeiro et des domaines voisins choisis, pas tous les pazos galiciens.
O Ribeiro · Avia · Miño · Arnoia
Partez du lieu. Suivez les personnes.
Les vallées de l’Avia, du Miño et de l’Arnoia sont le fil de ce guide. Découvrez la région, les maisons et les noms, puis ouvrez l’arbre pour retrouver les liens étayés par les archives.